14ème Congrès

Le 14 ème congrès de l’Union Départementale a eu lieu le samedi 4 octobre 2008 à Mende en présence de Michelle BIAGGI.

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Résolution adoptée à l’unanimité :

14 ème CONGRÈS DE L’UNION DÉPARTEMENTALE C.G.T. – FORCE OUVRIÈRE DE LA LOZÈRE

RÉSOLUTION GÉNÉRALE

Réunie en Congrès le samedi 4 octobre 2008 à MENDE sous la présidence de Michelle BIAGGI, Secrétaire Confédérale, l’Union Départementale des syndicats FORCE OUVRIÈRE de la LOZÈRE adopte la résolution générale suivante ;

Le CONGRÈS RAPPELLE son attachement à l’indépendance absolue vis-à-vis de l’Etat, des partis politiques, des gouvernements, du patronat, des croyances religieuses et philosophiques et de tout organisme ou institutions extérieurs au mouvement syndical.

IL RÉAFFIRME son large esprit de tolérance, sa ferme volonté de lutter contre toute forme d’exploitation et d’oppression, le droit à la liberté individuelle, la défense de la démocratie et des valeurs républicaines.

Il DÉNONCE avec force, qae des hommes et des femmes sur les cinq continents, puissent encore être condamnés et emprisonnés en fonction de leurs opinions.

Le CONGRÈS SOULIGNE son attachement aux valeurs de la République et veillera à ce que l’Etat garantisse les libertés individuelles et collectives.

Il N’HÉSITERA pas à s’opposer à toute tentative visant à mettre sous tutelle le syndicalisme tel que le conçoit FORCE OUVRIÈRE, et DÉFENDRA la nécessité d’une politique contractuelle avec pour objet d’améliorer ou sauvegarder la situation de tous les salariés.

Le CONGRÈS RAPPELLE également que la pratique contractuelle est l’instrument à la fois de la liberté du syndicat et de la réalisation concrète de ses revendications dans le cadre d’une négociation à tous les niveaux avec comme uniques interlocuteurs les délégués syndicaux.

Pouvoir d’Achat :

Parmi les augmentations importantes celles des produits alimentaires, des carburants et des loyers pèsent lourdement sur les foyers aussi le Congrès revendique des augmentations du pouvoir d’achat des salaires, pensions, retraites, allocations et minima sociaux. L’Etat ne pourra pas continuellement se dérober face à ses responsabilités en la matière. En tant qu’employeur il doit donner l’exemple. Ce n’est pas l’augmentation de 0,5 % du point d’indice de la fonction publique au 1er octobre qui permettra de rattraper la perte de pouvoir d’achat des fonctionnaires. Ces augmentations favoriseraient la relance de la consommation, la consoliderait à un moment où le budget de l’Etat est calé sur une prévision de 1% et favoriserait la création d’emplois et freinerait ainsi l’augmentation du chômage qui touche au premier chef les moins de vingt cinq ans. De plus cela générerait des rentrées de cotisations pour tous nos régimes de protection sociale.

Durée de travail :

Le Congrès rappelle que l’application des 35 h avait été synonyme pour les salariés de flexibilité, modération salariale alors que les entreprises ont bénéficié d’exonération de charges sociales et de gains de productivité. Dans ces conditions le chantage à la délocalisation est inacceptable. Le congrès réaffirme l’importance du maintien de la durée légale hebdomadaire du travail à 35 h.

Décentralisation :

Les transferts de compétences, et des personnels vers les différentes collectivités ne sont accompagnés pour ces mêmes collectivités de garantie de ressources suffisantes pour assumer leurs nouvelles responsabilités et d’aucune garantie statutaire pour les agents. L’augmentation des impôts locaux constatées depuis quelques années devrait donc se poursuivre et accroître les inégalités entre citoyens.

Services Publics :

Depuis une décennie les effectifs de tous les services publics diminuent (France Télécom, La Poste, DDE, Education Nationale, EDF, SNCF, ONF, Hôpitaux Publics, etc.). Afin de respecter les critères du pacte de stabilité et de croissance et notamment celui concernant le déficit public le gouvernement s’est engagé dans une diminution drastique du nombre de fonctionnaires sur le territoire. Les lozériens mesurent tous les jours les conséquences de la privatisation de France Télécom. Le point de non retour est atteint. Cette entreprise dont les fondations ont été constituées par des fonds publics avait su en l’espace de quelques décennies doter notre pays de moyens modernes de communication à la portée de tous. Avant des choix plus qu’aventureux, cette entreprise dégageait d’exceptionnels bénéfices, ce qui lui aurait permis sans difficulté de poursuivre ses missions de service public. En Lozère le département et la région doivent mobiliser des sommes importantes pour assurer la couverture en téléphonie mobile ou d’accès à Internet. Le retard pris risque d’être préjudiciable à un développement économique harmonieux de nos espaces. A La Poste la distribution du courrier six jours sur sept est redevenue un peu plus d’actualité après la mobilisation de FO afin de faire respecter tous simplement la loi. La suppression d’emplois de chefs d’établissement se poursuit (9 pour le seul mois d’août 2008). La plupart des bureaux concernés vont enregistrer des diminutions d’activité qui vont les porter atteinte rapidement à leur existence. Les heures d’ouverture des guichets diminuent. Le Congrès s’oppose à la suppression de bureaux de plein exercice et condamne le développement de Point Poste et d’agences postales communales dont les plages d’ouverture ne sauraient masquer la réalité à savoir un service considérablement réduit aux usagers. A la SNCF la suppression des lignes sans aucune concertation ni avec les personnels, ni avec les usagers, ni avec les élus témoignent d’un profond mépris des dirigeants de cette entreprise. Le Congrès réaffirme l’intérêt de moderniser la ligne Béziers-Neussargues.. Le Congrès désapprouve la fusion des Impôts et du Trésor qui devrait se traduire par de nouvelles fermetures de trésorerie et de suppression d’emplois. A EDF la transformation du statut en société anonyme suivie de l’ouverture au capital est un copié, coller, de même nature que France Télécom. Dans tous les autres services publics (DDE, ONF, Hôpitaux Publics) des services sont transférés et s’éloignent chaque jour un peu plus des citoyens. FO condamne la fermeture des deux tribunaux d’instance de Marvejols et Florac et restera vigilante sur le maintien de la sous préfecture de Florac. Enfin le congrès réaffirme son opposition aux conséquences de la mise en œuvre de la révision générale des politiques publiques (RGPP). La fusion en 2010 de la DDE et de la DDAF pour former une nouvelle entité devrait conduire à la privatisation progressive de missions de l’Etat très utiles aux collectivités locales. D’autres services de l’Etat seront aussi concernés par ces fusions dans les années à venir.

Protection Sociale :

Le Congrès réaffirme son attachement à la Sécurité Sociale solidaire et égalitaire fondée par nos anciens à la Libération. La CGT-FO s’est opposée et s’opposera à toute tentative visant à privatiser cet outil garantissant à tous, encore mais pour combien de temps, l’accès à des soins de qualité. Le Congrès réaffirme son attachement au libre choix de médecin et à la liberté de prescription. Le Congrès exprime ses inquiétudes devant la pénurie de médecins dans bon nombre de cantons. En fin de semaine joindre un médecin relève de la mission impossible. Le Congrès reste vigilant sur l’absolue nécessité de maintenir une complémentarité entre le pôle médical qui fait désormais cohabiter privé et public à Marvejols, maintient ses doutes sur la viabilité de deux plateaux techniques, de plus la gestion des personnels de statuts différents peut aboutir rapidement à des conséquences qui n’ont pas été réellement prises en compte par les décideurs. Le Congrès dénonce l’instauration de franchises, la culpabilisation des assurés sociaux et la maîtrise comptable des dépenses de santé.

International et Europe :

Si les peuples aspirent à une Europe de Paix ils aspirent aussi à une Europe plus sociale. Les délocalisations, le dumping social, le moins disant social, sont de nature à freiner cet élan du cœur pour l’Europe. La Confédération Européenne des syndicats doit se renforcer et devenir plus exigeante pour la défense des salariés et le progrès social. Le mouvement syndical international doit lui aussi se renforcer afin d’exiger une meilleure répartition des richesses dans le monde car la pauvreté s’accroît alors que les pays riches le sont de plus en plus.

LE CONGRÈS DEMANDE :

Á ce que le Bureau de l’Union Départementale se penche dans les mois à venir sur la mise en place d’une cellule de travail spécifique à l’Action Sociale, véritable lien entre le syndicat départemental de l’Action Sociale.

CONCLUSION :

Le 14ème CONGRÈS LANCE un appel à tous les salariés lozériens, actifs, chômeurs, retraités à rejoindre les rangs du syndicalisme libre pour défendre leurs intérêts matériels et moraux, pour participer à la lutte contre l’exploitation et pour développer la représentation de la C.G.T. – FORCE OUVRIÈRE dans le département renforçant ainsi l’UNION DÉPARTEMENTALE et au-delà la CONFÉDÉRATION dans L’INDÉPENDANCE SYNDICALE, force d’avenir pour les salariés, LA LIBERTÉ ET LA PAIX.