LOI TRAVAIL LE RETRAIT CIMENT DE L’UNITE SYNDICALE

, par udfo48

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Plusieurs semaines après le début de la mobilisation contre la loi Travail non seulement la contestation ne faiblit pas mais le mouvement prend de nouvelles formes avec notamment la multiplication de « Nuit debout » initiée Place de la République à Paris par des jeunes. Le gouvernement et les partis politiques commettraient une grave erreur d’ignorer ce qui, aujourd’hui, est entrain de se passer dans le pays. Le décalage entre le politique et les citoyens n’a jamais était aussi grand. C’est un système qui est à bout de souffle. Le dialogue social est mis à toutes les sauces mais la coquille est vide. Si ce constat peut être partagé notre organisation ne saurait aller plus loin. Notre rôle et notre mission sont de défendre les salariés. Pour avoir franchi la ligne blanche lors des dernières élections présidentielles plusieurs organisations syndicales ont évité la sortie de route mais ont du mal à rétablir leur trajectoire. D’autres organisations syndicales,comme la CFDT, ont clairement fait le choix d’accompagner une politique. Son comportement sur la loi Travail confirme ce que nous savions depuis bien longtemps. Finalement la seule organisation qui est bien dans ses baskets c’est bien FO. Après des années de stagnation les résultats que nous enregistrons dans les différentes élections démontrent une progression dont les valeurs de liberté et d’ indépendance en sont le moteur. En lozère nous suivons la même trajectoire avec une confiance de plus en plus grande des salariés. La venue de Manuel VALLS contribue, s’il en était besoin, à apporter de l’eau à notre moulin. Lors d’un point presse pour préparer la journée du 31 mars j’avais évoqué ce déplacement et la portée qu’il y aurait à saisir cette opportunité pour occuper le terrain en bloquant la ville de Mende j’ai bien senti immédiatement les réticences de mes homologues syndicaux. Les agriculteurs qui eux nous ont habitué depuis longtemps à des blocages ont pris conscience que cette menace de FO pouvait perturber une manifestation à laquelle visiblement ils accordaient de l’importance. Ces derniers mois les agriculteurs ont bloqué en France de nombreuses villes pour défendre leurs revendications légitimes au regard de la crise majeure qu’ils traversent mais c’est aussi le cas pour les salariés et les jeunes. La Loi Travail constitue un grave danger. Julien TUFFERY et Me Christine VALENTIN a qui j’ai échangé une poignée de main entre des CRS l’ont parfaitement compris. Cela fait partie des règles du jeu. Tant mieux pour eux d’y avoir échappé car effectivement FO seule ne pouvait bloquer la ville. Au fil des jours et à mesure que cette visite se précisait effectivement nous nous sommes sentis isolés et la tentation de renoncer à faire quelque chose bien présente dans nos têtes. Passé ce moment de doute FO a fait vite le choix d’être présente. Bien évidemment nous connaissions, mesurions la difficulté de l’entreprise. Cette difficulté s’est corsée par la volonté du gouvernement d’éteindre toutes les possibilités de propagation de la contestation sociale par le déploiement sans précédent de compagnies de CRS. De mémoire de syndicaliste je n’ai jamais vécu pareille situation. Sans doute échaudé par les images de certains déplacements désastreuses en terme d’images relayées dans les JT le Gouvernement a dépensé, sans compter, pour faire de la ville de Mende une ville en état de siège. Enfermé dans sa tour d’ivoire le gouvernement se coupe d’une réalité sociale dont il ne veut plus voir la réalité. A tous les coins de rue nous nous sommes trouvés face aux forces de l’ordre.Nos différents syndicats étaient représentés avec : SNUDI FO, les Hospitaliers, l’Action Sociale, les Finances Publiques, le secteur privé, l’Equipement, la Poste. FO avait sollicité une audience. Nous avons précédé la CFDT dans le bureau d’Hélène GILARDI, conseillère santé, autonomie au cabinet du Premier ministre. Elle nous a écouté attentivement mais bien entendu, et ce n’était pas son rôle, n’a apporté aucune réponse si ce n’est celle de relayer nos préoccupations (voir fiche synthétique). Pour un entretien dont la durée était limité nous avons privilégié les problèmes du département. Par expérience ce type d’entretien ne sert à rien car nous n’avons jamais eu de retours. Nous verrons bien si nous sommes dans la même logique. Nous avons retrouvé le chemin de l’Intersyndicale à l’occasion du rassemblement place de la République ce samedi 9 avril. Le retrait de la loi cimente notre unité. Il n’y pas de fissures dans cette unité des principales organisations syndicales. Le prochain rendez-vous est fixé au jeudi 28 avril. En attendant FO poursuivra ses explications auprès des salariés dans les entreprises pour consolider le rapport de force et faire en sorte que le bras de fer tourne à leur avantage. La semaine qui vient je participerai aux travaux de notre parlement FO réuni à Paris. J’y interviendrai probablement pour faire entendre la voix de la Lozère. Le 1er mai se profile aussi déjà avec pour nos adhérents un rassemblement qui revient dans le village de St Sauveur de Peyre. Mais j’aurai l’occasion d’y revenir. Meilleurs sentiments syndicalistes. Le secrétaire général Michel GUIRAL.